Pollution en poste à l’étranger
Le ministère protège-t-il réellement ses agents ?
La CGT-MAE prend sa part de responsabilité dans le dialogue avec la DRH afin de la mettre face à ses obligations en matière de prévention et de suivi médical via la médecine de prévention.
Nous serons donc vos représentant.e.s lors de la prochaine Formation spécialisée ministérielle (FS-M) du 25 juin 2026. Dans les semaines à venir, nous reviendrons vers vous sur plusieurs thématiques. La première, aujourd’hui, concerne l’exposition à la pollution dans les postes à l’étranger.
En effet, chaque année, de nombreux agents sont affectés dans des pays ou des métropoles où les niveaux de pollution atmosphérique figurent parmi les plus élevés au monde (New Delhi, Kinshasa, etc.). Pollution chronique de l’air, particules fines, substances toxiques, contamination de l’eau, risques industriels : ces expositions ne sont pas sans conséquences pour la santé des agents et de leurs familles.

(Source : OMS)
Pourtant, une question essentielle demeure trop souvent dans l’ombre : Qui assume la responsabilité lorsque l’exercice des fonctions à l’étranger expose durablement un agent à un environnement nocif pour sa santé ?
Le ministère ne peut ignorer ces risques. En tant qu’employeur public, il a l’obligation de protéger la santé et la sécurité de ses agents, où qu’ils soient affectés. Cette obligation ne s’arrête pas aux frontières françaises.
Les agent.e.s sont donc en droit de demander :
→ Une évaluation transparente des risques sanitaires liés à leur affectation, via le guide du poste ou une rubrique dédiée sur Diplonet, avant de valider leur candidature ;
→ La mise en place de mesures de prévention adaptées ;
→ Un suivi médical approprié avant, pendant et après le séjour dans un pays à risque ;
→ La reconnaissance et la prise en charge des conséquences éventuelles d’une exposition liée au service.
Car de nombreux collègues s’interrogent :
→ Les risques environnementaux sont-ils systématiquement évalués et communiqués ?
→ Les expositions subies pendant plusieurs années sont-elles réellement prises en compte par la médecine de prévention ?
→ La situation des familles accompagnantes est-elle prise en considération dans l’évaluation des conditions d’affectation et dans la détermination du caractère familial ou non d’un poste ?
→ Que se passera-t-il lorsqu’une pathologie apparaîtra plusieurs années après une affectation dans un environnement fortement pollué ?
Ces interrogations sont légitimes. Elles concernent notre santé, celle de nos proches et les responsabilités de notre administration. Le silence et l’inaction ne protègent pas. L’information, la prévention et la reconnaissance des risques, si. Il est grand temps d’ouvrir un débat clair et transparent sur les conditions sanitaires des affectations à l’étranger et sur les garanties auxquelles chaque agent a droit.
La CGT-MAE met à votre disposition un guide sur la pollution de l’air et les affectations à l’étranger.
Nous vous invitons à nous transmettre vos réflexions et retours à l’adresse
L’équipe de la CGT-MAE reste à l’écoute !



