IRE : la CGT-MAE a besoin de vous pour dénoncer l’édifice des injustices !
Vous avez l’habitude de ces messages où un syndicat tire la couverture à lui et s’approprie le résultat du travail des autres.
Eh bien, en fin d’année dernière, le bien nommé CSAM (comité social d’administration ministériel) a été l’objet d’une étrange parade : la quasi-totalité des organisations syndicales et l’ensemble de l’administration se sont mutuellement félicitées de leur collaboration avec des politiques de tout bord pour repousser la nouvelle menace de fiscalisation de nos indemnités de résidence à l’étranger (IRE). Ils se sont promis de rester bien vigilants et ont finalement soufflé : « Nous avons échappé au pire, ouf, tout peut rentrer dans l’ordre. »
Mais non ! Du tout ! Le front uni du statu quo ne propose que de préserver les inégalités profondes sur lesquelles reposent le système des IRE : entre contractuels et titulaires mais aussi entre catégories. Et n’en doutons pas : en multipliant les attaques, le couperet de la fiscalisation ne fait que s’affûter.

Même l’amendement, le 30 décembre, de ce décret de 1967 tout vétuste qui règlemente encore nos IRE en porte la marque. Bien sûr, la suppression tant attendue de l’abattement sur les émoluments des A et B en fin d’affectation est positive. D’autant qu’elle montre, contre beaucoup de déclarations, qu’il est bien possible de modifier ce décret.
Mais en même temps, l’amendement se garde de toucher au calcul du supplément familial de traitement (SFT) : un·e conjoint·e d’agent·e continuera à percevoir 10 % de l’IRE de l’agent·e, ce qui implique que les besoins d’un·e conjoint·e de B ou de C ne sont pas les mêmes que ceux d’un·e A… Trouvez-vous cela acceptable ? Des gros mots circulent et l’on nous « accuse » de penchants égalitaristes. Eh bien, en la matière, osons le dire : c’est bien vrai ! Même pays, même SFT indépendamment de la catégorie de l’agent.
Nous l’avons répété au ministre et en séance : il nous faut préparer une riposte, mais en dénonçant l’édifice des injustices !
Même travail, même rémunération ; même pays, même prime d’expatriation ; et une prise en charge identique du coût réel de la résidence à l’étranger, de la scolarisation, etc.
Des impôts ? Oui, si nous cotisons pour la retraite sur la partie imposable !
Pour amener au débat ceux qui profitent de ces inégalités, nous avons besoin du nombre : rejoignez-nous pour peser dans les discussions.
Et pour affûter nos arguments, la CGT-MAE vous propose deux rendez-vous successifs : en février une enquête sur votre refonte du système des IRE, puis, en avril, un webinaire de synthèse, afin d’aiguiser les critiques et de cuirasser les propositions.
Les choix du front du statu quo s’imposent aux agents s’ils restent isolés. Il faut nous coordonner et contraindre ensemble l’administration et les autres syndicats à une plus grande équité !
Écrivez-nous, venez nous voir, adhérez !
Les camarades de la CGT-MAE.