CGT-MAE – syndicat CGT des personnels du ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères

Vie à l’étranger

Revalorisation coût-vie pour les agents de droit local

Revalorisation coût-vie pour les ADL L’insupportable attente, saison 2 La CGT-MAE a appris début juillet que l’exercice coût-vie serait très probablement reporté à la rentrée pour arbitrage budgétaire. C’est la deuxième année consécutive que la rémunération des ADL subit les conséquences directes d’une politique d’austérité continue. Pourquoi ne pas chercher des économies ailleurs que sur le dos du personnel le plus précaire, déjà soumis à un statut de droit local qui souvent n’honore pas l’employeur France ? L’inflation, elle, n’attend pas et les ADL en subissent quotidiennement les effets. On leur demande toujours davantage : remplacer les titulaires, les former, assurer la continuité du service malgré les nombreux mouvements dans les postes, s’adapter inlassablement et souvent sans formation aux nouveaux modes opératoires et aux différents styles de management… ça suffit ! La diplomatie française doit être exemplaire, rémunérer son personnel local décemment, lui assurer une protection sociale digne et des perspectives de carrière attractives. La CGT-MAE est avec les ADL, nous n’aurons de cesse de les défendre et de refuser qu’elles et ils soient soyez sacrifié.es aux politiques budgétaires contraintes, y compris en les accompagnant vers un mouvement de grève. Qu’on prenne l’argent ailleurs, certaines poches sont bien remplies et on trouve toujours des sous pour le prestige et les ors de la République… Merci de respecter celles et ceux qui font tourner la boutique et de les payer à leur juste valeur !

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Télétravail dans les IF à l’étranger ? C’est possible pour les ADLs !

Télétravail dans les IF à l’étranger ? C’est possible pour les ADLs ! La CGT-MAE a interrogé l’administration quant à la possibilité pour les ADLs des Instituts français de bénéficier de journées de télétravail. Et l’administration a confirmé ! Retrouvez ci-après notre échange : notre message « La CGT/MAE souhaite porter une revendication en faveur du télétravail des ADL dans les Instituts français. En effet, de par le statut d’autonomie des IF, leurs ADL n’entrent pas dans les restrictions de la circulaire du 27 mai 2026 sur le télétravail et de l’arrêté du 7 septembre modifié ; de plus l’accord télétravail du 29 avril 2026 ne s’y oppose nullement ; par conséquent les directeurs devraient avoir toute latitude de l’accorder à certains agents selon la situation locale et les fonctions occupées. Les Instituts français n’étant pas reliés à Eole et disposant d’un intranet spécifique, nul besoin d’Itineo pour ce faire. Plusieurs Directeurs nous ont témoigné y être tout à fait favorables et relèvent que l’impossibilité de télétravail ajoute aux difficultés de recrutement déjà prégnantes en raison d’une rémunération peu attractive. Nous vous remercions de bien vouloir nous faire savoir si cette proposition vous paraît envisageable, elle représenterait une avancée certaine pour une amélioration des conditions de travail de ces collègues et compenserait une rémunération souvent moins favorable que celle de leurs homologues du réseau diplomatique et consulaire. ». réponse de l’administration « Comme vous l’indiquez, la circulaire du 27 mai 2026 sur le télétravail ainsi que l’accord du 29 avril ne concernent pas les ADL des EAF qui ne relèvent pas du plafond d’emploi du MEAE. Considérant les astreintes horaires et de calendrier spécifiques liées aux activités et aux missions des EAF (notamment spectacles en soirée, activités en fin de semaine, stages d’été…) et les missions spécifiques de certains agents locaux de ces Instituts, le Département a, d’ores et déjà, répondu favorablement à plusieurs demandes de certains EAF suite à leur proposition de mettre en place une forme de télétravail exceptionnelle ou régulière. Toutefois, pour les agents de droit local des EAF, le télétravail ne peut être autorisé, par cette sous-direction, que sous certaines conditions : → maintien de la continuité de service sans dégradation de la productivité globale de l’ensemble du service, en particulier des missions d’accueil du public ; → garanties de sécurité et préservation des données pour les postes non éolisés ; → disponibilité du matériel informatique nécessaire et d’un outil de visioconférence adapté ; → modalités opérantes de contrôle des agents en télétravail ; → respect des règles d’encadrement du télétravail lorsque celles-ci sont fixées par le droit local ; → dialogue, préalable à la demande, entre l’EAF et le secrétariat général de l’ambassade ; → autorisation du chef de poste (ambassadeur/ambassadrice). L’Information quant à cette possibilité d’usage du télétravail est notamment faite à travers le « guide de gestion locale des agents des EAFs » (fiche n°15) – guide qui est communiqué aux COCAC/directeurs dans le cadre du stage des nouveaux partants et dont une version actualisée est disponible sur l’intranet. » Ces éléments remplis, et étayés par un dialogue social local bien senti, n’hésitez pas à demander à bénéficier de ce droit et signalez-nous tout refus non justifié !

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Inégalité du supplément familial à l’étranger : enfin des avancées ?

Inégalité du supplément familial à l’étranger Enfin des avancées ? La CGT Affaires étrangères relève avec intérêt la réponse du ministre à une question écrite de la sénatrice Sophie BRIANTE GUILLEMONT relative à l’inégalité du supplément familial à l’étranger. Cette indemnité, versée dès lorsque le conjoint d’un agent ne travaille pas ou gagne moins que le SMIC, est équivalente à 10% de l’IRE (indemnité de résidence à l’étranger) de l’agent.e. De longue date, notre syndicat dénonce cette injustice : un conjoint d’agent.e A « vaut » donc ainsi parfois le double de celui d’un.e agent.e C. Il semble donc, et nous y serons vigilants, que « des réflexions ont été engagées en vue de modifier la règle de calcul de cet émolument. L’option d’un pourcentage appliqué à un même groupe d’indemnité de résidence à l’étranger, qui garantirait le versement d’un montant unique par pays, quelle que soit la catégorie de l’agent.e, est celle qui est privilégiée« . À suivre… → Retrouvez la question de Mme BRIANTE GUILLEMONT et la réponse du ministre ici : Calcul du supplément familial des agent.e.s à l’étranger

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Pollution en poste à l’étranger: le ministère protège-t-il réellement ses agents ?

Pollution en poste à l’étranger Le ministère protège-t-il réellement ses agents ? La CGT-MAE prend sa part de responsabilité dans le dialogue avec la DRH afin de la mettre face à ses obligations en matière de prévention et de suivi médical via la médecine de prévention. Nous serons donc vos représentant.e.s lors de la prochaine Formation spécialisée ministérielle (FS-M) du 25 juin 2026.  Dans les semaines à venir, nous reviendrons vers vous sur plusieurs thématiques. La première, aujourd’hui, concerne l’exposition à la pollution dans les postes à l’étranger. En effet, chaque année, de nombreux agents sont affectés dans des pays ou des métropoles où les niveaux de pollution atmosphérique figurent parmi les plus élevés au monde (New Delhi, Kinshasa, etc.). Pollution chronique de l’air, particules fines, substances toxiques, contamination de l’eau, risques industriels : ces expositions ne sont pas sans conséquences pour la santé des agents et de leurs familles. (Source : OMS) Pourtant, une question essentielle demeure trop souvent dans l’ombre : Qui assume la responsabilité lorsque l’exercice des fonctions à l’étranger expose durablement un agent à un environnement nocif pour sa santé ? Le ministère ne peut ignorer ces risques. En tant qu’employeur public, il a l’obligation de protéger la santé et la sécurité de ses agents, où qu’ils soient affectés. Cette obligation ne s’arrête pas aux frontières françaises. Les agent.e.s sont donc en droit de demander : → Une évaluation transparente des risques sanitaires liés à leur affectation, via le guide du poste ou une rubrique dédiée sur Diplonet, avant de valider leur candidature ;→ La mise en place de mesures de prévention adaptées ;→ Un suivi médical approprié avant, pendant et après le séjour dans un pays à risque ;→ La reconnaissance et la prise en charge des conséquences éventuelles d’une exposition liée au service. Car de nombreux collègues s’interrogent : → Les risques environnementaux sont-ils systématiquement évalués et communiqués ?→ Les expositions subies pendant plusieurs années sont-elles réellement prises en compte par la médecine de prévention ?→ La situation des familles accompagnantes est-elle prise en considération dans l’évaluation des conditions d’affectation et dans la détermination du caractère familial ou non d’un poste ?→ Que se passera-t-il lorsqu’une pathologie apparaîtra plusieurs années après une affectation dans un environnement fortement pollué ? Ces interrogations sont légitimes. Elles concernent notre santé, celle de nos proches et les responsabilités de notre administration. Le silence et l’inaction ne protègent pas. L’information, la prévention et la reconnaissance des risques, si. Il est grand temps d’ouvrir un débat clair et transparent sur les conditions sanitaires des affectations à l’étranger et sur les garanties auxquelles chaque agent a droit. La CGT-MAE met à votre disposition un guide sur la pollution de l’air et les affectations à l’étranger. Nous vous invitons à nous transmettre vos réflexions et retours à l’adresse L’équipe de la CGT-MAE reste à l’écoute !   Devant notre ambassade à Kinshasa Ciel de Dubai

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Calcul de l’indemnité de changement de résidence (ICR)

Calcul de l’indemnité de changement de résidence (ICR) Courrier de la CGT-MAE et réponse de l’administration Le 12 janvier dernier, Valérie JACQ, co-secrétaire générale de la CGT-MAE a adressé le message suivant à M. Alexandre MOROIS, Directeur des affaires financières : Monsieur le Directeur, La CGT-MAE a été saisie par plusieurs collègues ayant subi des baisses importantes d’Indemnité de changement de résidence pour leur retour en France par rapport au montant pris en charge lors de leur arrivée en poste. On nous signale notamment 25 % de moins par rapport à 2022 pour un trajet identique. Ces baisses paraissent incohérentes avec l’augmentation des tarifs de fret enregistrée depuis la crise sanitaire de la Covid. Comment peut-on justifier une diminution de 25 % de l’indemnité de changement de résidence alors que les paramètres sont identiques au voyage d’arrivée en poste en termes de nombre de personnes, de poids du déménagement, de lieu de départ et d’arrivée ? Nous souhaitons rappeler que la transparence administrative est un principe fondamental inscrit dans notre constitution et demandons que soient communiqués de façon claire les tarifs internationaux de fret aérien établis par l’IATA (Association du Transport Aérien International) sur lesquels se fonde le Bureau des voyages et mission pour établir le montant de l’ICR.  Chaque agent a le droit d’accéder à ces informations pour garantir la transparence administrative réglementaire. Nous posons également la question du bien-fondé de cette référence à l’IATA non seulement du point de vue des montants de remboursement mais également en terme de garantie d’égalité de traitement entre les agents. En ce qui concerne la seconde variable, l’administration indique que le montant de l’ICR est calculé dans la monnaie du pays d’origine. Cette affirmation reste floue sans connaître précisément le système de calcul. Comment se fait la conversion de l’Euro dans la monnaie locale ? Les collègues sont affectés dans un pays étranger mais leur salaire et leurs indemnités restent en euros, ils paient leurs impôts en euros. Pourquoi cette ICR devrait-elle se baser sur la monnaie du pays où ils sont affectés ? Ce calcul introduit une inégalité patente entre les agents affectés dans des pays où les devises sont parmi les plus faibles et au contraire ceux aux devises les plus fortes. Quel texte réglementaire précise que le montant de l’ICR doit être calculé dans la monnaie du pays d’affectation ? La CGT-MAE demande en outre que toutes les catégories de personnel bénéficient de la même prise en charge. Il est incompréhensible qu’un catégorie A ait droit à davantage de kilos remboursés qu’un catégorie C. Nous vous remercions par avance de bien vouloir nous communiquer des éléments d’information sur ces points. J’en profite pour vous souhaiter une très bonne année 2026 au nom de la CGT-MAE. Bien à vous. Valérie JACQ ∗ Le 24 mars , la CGT-MAE a reçu la réponse suivante de l’Administration (cliquer sur le visuel) :

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Augmentation des frais de scolarité à l’étranger

Augmentation des frais de scolarité à l’étranger Courrier de la CGT-MAE et réponse de l’administration Le 5 février dernier, Valérie JACQ, co-secrétaire générale de la CGT-MAE a adressé le message suivant à M. Julie STEIMER, Directeur général de l’administration et de la modernisation : Monsieur le Directeur général, La CGT-MAE a été alertée par des collègues de l’ensemble du réseau sur des augmentations très conséquentes des frais de scolarité de lycées français. L’augmentation moyenne calculée par l’AEFE est de 400 euros/mois par enfant et pour certains établissements, la baisse de fréquentation risque de conduire à une fermeture à court terme. Parallèlement, la difficulté de recrutement due aux restrictions budgétaires a pour conséquence la baisse du niveau des lycées conventionnés, incapables de proposer certaines options qui permettent de candidater à l’ensemble des formations proposées par Parcoursup. La CGT-MAE est fortement préoccupée par la menace qui pèse sur la qualité et l’offre d’enseignement français à l’étranger. Cette dégradation va rendre l’expatriation en famille encore plus compliquée qu’elle ne l’est déjà alors que nous voyons les départs en célibat géographique se multiplier, engendrant des tensions familiales fréquentes et des conditions de travail et de séjour insatisfaisantes. Nous vous demandons, M. le Directeur général, qu’il soit tenu compte de ces difficultés dans le calcul des majorations familiales. Notre volonté de réformer le système de rémunération à l’étranger se fonde en grande partie sur le constat d’un fossé de plus en plus important entre les agents expatriés en famille et les célibataires. Nos collègues sont parfois contraints à faire des choix qui nuisent au bon équilibre de leur vie personnelle et ce sacrifice a des conséquences considérables sur leur état de santé physique comme psychologique. Il faut trouver des solutions pour que chacune et chacun puisse exercer son métier au sein du MAE dans le respect de sa vie privée et de ses obligations familiales. Nous vous remercions par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à ces questions. Bien à vous, Valérie JACQ. ∗ Le 12 mars , la CGT-MAE a reçu la réponse suivante de l’Administration (cliquer sur le visuel) :

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