CGT-MAE – syndicat CGT des personnels du ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères

Vie à l’étranger

Touche pas à mes majos !

Suppression abusive des majorations familiales : les outils de la CGT/MAE pour les conserver Tu es titulaire ou contractuel en poste et l’administration pose des difficultés pour servir les majorations liées à tes enfants à charge ? Il faut souvent se battre pour faire valoir des droits inscrits dans les textes. Après avoir accompagné plusieurs agents dont les majorations étaient remises en cause alors qu’ils satisfont aux exigences des textes, la CGT/MAE te fournit des outils pour faire valoir tes droits. Premier principe : ne pas se noyer dans des explications, orales ou écrites, sur sa situation personnelle. Pourquoi ? Parce qu’il y a toujours moyen que l’administration les retourne contre l’agent. Il faut s’en tenir au plus simple dans les échanges : – produire un écrit (et/ou des pièces justificatives) – en collant le plus possible aux textes. Dans la plupart des cas, une attestation sur l’honneur, assortie de pièces justificatives éventuelles, permet de rétablir les majorations. Attention, en cas de conjoint séparé ou divorcé qui a l’enfant à charge, ou sur son domicile fiscal, ou conjoint qui perçoit des allocations (APAJE, ALS…), cela n’ouvre pas droit aux majorations. 1. Si la charge effective de l’enfant est mise en doute → Attestation sur l’honneur : « Je soussigné prénom nom atteste que mon enfant xx né le xx est à ma charge effective et permanente au sens des articles L513-1 et L521-2 du Code de la Sécurité sociale. J’atteste ne pas être bénéficiaire de la CAF d’une ou plusieurs prestations familiales, de l’allocation de logement sociale ou de l’aide personnalisée au logement. » + attestation similaire produite par le conjoint, si tu n’es pas PACSé ni marié. + pièce justificative : attestation de non-prestation émise par la CAF (c’est un peu contraignant, mais cela en vaut la peine : il faut se déplacer à la CAF ; l’agent CAF tentera de te parquer devant une borne, mais sera finalement obligé de t’assister, puisque, n’ayant pas de compte allocataire, tu ne pourras pas te connecter sans son intervention ; s’il rechigne, insister en précisant que c’est réclamé par l’employeur). + attestation similaire au nom du conjoint, si tu n’es pas PACSé ni marié. 2. Si la résidence de l’enfant chez toi est contestée (exemple : enfant resté en France pour ses études, séjourne ponctuellement chez l’autre parent séparé ou divorcé) : → Attestation sur l’honneur : « Je soussigné prénom nom atteste que mon enfant xx né le xx réside à mon domicile plus de 183 jours dans l’année, ce qui en fait sa résidence au sens du Code général des impôts. » + Pièce justificative : avis d’imposition faisant figurer la part de l’enfant. 3. En cas de mise en cause du rattachement à ton foyer fiscal → Attestation sur l’honneur : « Je soussigné prénom nom atteste que mon enfant xx né le xx est rattaché à mon foyer fiscal. » + Pièce justificative : avis d’imposition faisant figurer la part de l’enfant. 4. Si la poursuite d’études est contestée (enfants de 18 à 21 ans) Pour enfant jusqu’à 20 ans au motif qu’il ne s’agit pas d’études supérieures (lycée, CAP…) : Il s’agit d’une exigence abusive au regard du décret 67-290, qui mentionne simplement « si l’enfant poursuit ses études ». Dans ce cas, demande les majorations par courriel en fournissant les pièces justificatives : certificat de scolarité, carte d’étudiant, tout document attestant de l’inscription de l’enfant avis d’imposition faisant figurer la part de l’enfant. En cas de refus, tu peux exercer un recours administratif auprès du CSRH, puis en cas de refus confirmé, un recours hiérarchique auprès de la Délégation pour les affaires générales à Nantes ; enfin, si nouveau refus, tu peux saisir le Tribunal administratif. Si tu rencontres un motif de refus différent, n’hésite pas à contacter la CGT/MAE pour un avis personnalisé. Surtout, reste courtois avec nos collègues du CSRH. Les instructions contraignantes, voire abusives, auquel chacun peut être soumis au cours de sa carrière, restent une cause de souffrance au travail. Ton/ta gestionnaire CSRH, c’est toi, c’est moi, cela pourrait être n’importe lequel ou laquelle d’entre les agent.e.s.  

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Conditions d’accès aux concours et indemnités journalières de mission

Conditions d’accès aux concours et indemnités journalières de mission (IJM) Lettre au Directeur général de l’administration et de la modernisation, M. Julien STEIMER Nantes, le 11 février 2026 Monsieur le Directeur général, Connaissant votre attachement à améliorer l’accès aux concours en interne pour les agents, la CGT souhaite présenter ses réflexions après avoir été saisie par un grand nombre d’agents sur la rupture d’égalité que constitue l’organisation actuelle avec un centre d’examen unique sans versement d’IJM. La solution la plus archéologique consisterait à rouvrir des annexes de centre d’examen dans les sites éloignés où sont affectés les candidats (Nantes et postes à l’étranger). Certes, cela mobilise au moins un agent supplémentaire pour la surveillance des épreuves, ce qui peut paraître a priori « coûteux en ressources » notamment dans les postes ; mais au regard des délais de route prévus réglementairement, de la fatigue occasionnée par le voyage et du coût financier des billets, l’option mérite d’être étudiée. Une autre solution, que la CGT avait proposée dès l’automne 2024, serait la mise en place d’indemnités journalières de mission. Si l’administration a pu y opposer une impossibilité réglementaire en raison du décret 2006-781, l’exemple des ministères de l’Économie, de l’Aménagement du territoire et de la Transition écologique s’avère source d’inspiration puisqu’ils ont pris en 2025 un arrêté commun qui permet, selon les horaires des épreuves, de prendre en charge l’hébergement. « Les agents passant un concours de la fonction publique avec des épreuves matinales sont remboursés des frais d’hébergement précédant l’épreuve si les transports ne permettent pas une arrivée avant le début de l’épreuve. » Nous pourrions légitimement nous demander pourquoi le MAE n’a pas été associé à cet arrêté, lors même que la dispersion des lieux d’affectation de ces agents le justifierait pleinement. Mais soyons constructifs : Une disposition équivalente pour le MAE, qu’elle soit prise par arrêté ou niveau infra réglementaire, mettrait fin à l’inégalité entre agents quant aux conditions de participation aux concours internes. Dans le cas du concours SCH, alors que 60 % des agents C de centrale sont affectés à Nantes, nombre d’entre eux prennent un hébergement sur leurs deniers propres pendant qu’un collègue du MTES affecté à Marseille qui passerait ce même concours SCH se verrait octroyer une IJM ! Ainsi, la rupture d’égalité s’étend en défaveur de nos agents devant ceux d’autres administrations. Les faibles « chances » de promotion, au regard du mérite de nos agents et des ratios pro/pro insuffisants, justifient que l’administration mette tout en œuvre pour favoriser d’autres voies de progression de parcours professionnel. Sabine Le MoanMembre du bureau syndical

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IRE : la CGT-MAE a besoin de vous pour dénoncer l’édifice des injustices !

IRE : la CGT-MAE a besoin de vous pour dénoncer l’édifice des injustices ! Vous avez l’habitude de ces messages où un syndicat tire la couverture à lui et s’approprie le résultat du travail des autres. Eh bien, en fin d’année dernière, le bien nommé CSAM (comité social d’administration ministériel) a été l’objet d’une étrange parade : la quasi-totalité des organisations syndicales et l’ensemble de l’administration se sont mutuellement félicitées de leur collaboration avec des politiques de tout bord pour repousser la nouvelle menace de fiscalisation de nos indemnités de résidence à l’étranger (IRE). Ils se sont promis de rester bien vigilants et ont finalement soufflé : « Nous avons échappé au pire, ouf, tout peut rentrer dans l’ordre. » Mais non ! Du tout ! Le front uni du statu quo ne propose que de préserver les inégalités profondes sur lesquelles reposent le système des IRE : entre contractuels et titulaires mais aussi entre catégories. Et n’en doutons pas : en multipliant les attaques, le couperet de la fiscalisation ne fait que s’affûter. Même l’amendement, le 30 décembre, de ce décret de 1967 tout vétuste qui règlemente encore nos IRE en porte la marque. Bien sûr, la suppression tant attendue de l’abattement sur les émoluments des A et B en fin d’affectation est positive. D’autant qu’elle montre, contre beaucoup de déclarations, qu’il est bien possible de modifier ce décret. Mais en même temps, l’amendement se garde de toucher au calcul du supplément familial de traitement (SFT) : un·e conjoint·e d’agent·e continuera à percevoir 10 % de l’IRE de l’agent·e, ce qui implique que les besoins d’un·e conjoint·e de B ou de C ne sont pas les mêmes que ceux d’un·e A… Trouvez-vous cela acceptable ? Des gros mots circulent et l’on nous « accuse » de penchants égalitaristes. Eh bien, en la matière, osons le dire : c’est bien vrai ! Même pays, même SFT indépendamment de la catégorie de l’agent. Nous l’avons répété au ministre et en séance : il nous faut préparer une riposte, mais en dénonçant l’édifice des injustices ! Même travail, même rémunération ; même pays, même prime d’expatriation ; et une prise en charge identique du coût réel de la résidence à l’étranger, de la scolarisation, etc. Des impôts ? Oui, si nous cotisons pour la retraite sur la partie imposable ! Pour amener au débat ceux qui profitent de ces inégalités, nous avons besoin du nombre : rejoignez-nous pour peser dans les discussions. Et pour affûter nos arguments, la CGT-MAE vous propose deux rendez-vous successifs : en février une enquête sur votre refonte du système des IRE, puis, en avril, un webinaire de synthèse, afin d’aiguiser les critiques et de cuirasser les propositions. Les choix du front du statu quo s’imposent aux agents s’ils restent isolés. Il faut nous coordonner et contraindre ensemble l’administration et les autres syndicats à une plus grande équité ! Écrivez-nous, venez nous voir, adhérez ! Les camarades de la CGT-MAE.

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Ratés et dératées de la PSC : la MGEN en roue libre

Ratés et dératées de la PSC : la MGEN en roue libre Chères, chers collègues, Pour celles et ceux d’entre vous que ce message ne concerne pas, en centrale ou surtout dans les postes : vous avez bien de la chance. Les autres, qui ont rencontré depuis 3 mois les cafouillages en série et la communication absurde de la MGEN – qui a remporté l’appel de marché de notre protection sociale complémentaire (PSC) et de notre prévoyance – auraient envie de rire devant l’inventaire à la Prévert des errements, des dysfonctionnements, des contre-pieds et des injonctions contradictoires qui leur sont parvenues… si le sujet n’était pas grave, s’il n’impliquait pas des situations potentiellement dramatiques qui touchent à notre santé et à celle de nos proches, dans des situations de vie à l’étranger où rien n’est jamais simple, ni évident, ni rassurant. Selon la MGEN, les organisations syndicales auraient mal fait leur travail La meilleure défense étant l’attaque, certains délégués de la MGEN, par la voix des délégués Ory et Le Berre, ont cru pertinent de se défausser de la responsabilité de ce fiasco sur les organisations syndicales qui auraient mal fait leur travail  dans l’article « Ratés de la PSC à l’étranger, la MGEN s’explique » Pour Pierre Ory, qui est en détachement en Corée du Sud et élu MGEN : « la vraie question dans l’histoire reste : comment les syndicats ont-ils pu accepter un tel cahier des charges – qui nous est imposé – avec un bornage de certains remboursements – dont l’hospitalisation – à 90% ? ». Lors d’un échange avec notre rédaction, il ajoute aussi « 10% non pris en charge représentent rapidement quelques milliers d’euros pour une hospitalisation lourde, voire bien davantage dans certains pays… C’est une charge difficilement supportable pour un particulier… et c’est légitimement source d’anxiété ». L’élu regrette par ailleurs que les syndicats n’aient pas joué leur rôle de « lanceur d’alerte » même s’il reconnaît qu’ils n’ont pas été à l’origine d’un cahier des charges rédigé par les ressources humaines du Quai d’Orsay et de l’AEFE. Pour Renaud Le Berre, délégué MGEN mais aussi élu à l’assemblée des Français de l’étranger pour l’Espagne : « le problème vient en effet de la négociation de la PSC. C’était pourtant au départ une avancée. Mais la PSC déstabilise tout le socle mutualiste et tout le socle générationnel. Il faut craindre que les mutuelles se transforment en structures privées. Il y a le problème de l’assurance des retraités par exemple. Avant avec la solidarité intergénérationnelle il y avait une solidarité réelle. La PSC a déstabilisé cet équilibre. Couvrir les retraités ne sera plus rentable. Et les partenaires sociaux ne l’ont pas vu immédiatement. L’urgence est de revenir sur les 90 pour-cent (seulement) d’hospitalisation. On va payer plus cher moins de couvertures. Puisqu’il faudra rajouter à l’assurance santé la prévoyance qui sera d’une trentaine d’euros supplémentaires. En cas d’accident grave à l’étranger le reste à charge sera extrêmement important et il n’y a pas d’offre de sur-complémentaire car ce n’est pas rentable. On doit donc s’inquiéter de l’application de la PSC et de savoir jusqu’à quand la MGEN gardera un équilibre financier. J’ai donc une inquiétude pour tous les fonctionnaires détachés » Voici donc nos réponses à ces deux contre-vérités : – Les organisations syndicales du ministère et de l’AEFE n’ont pas eu la main sur le panier de soins étranger discuté entre l’administration et la DGAFP puisque cette dernière ne s’est pas véritablement intéressée à ce périmètre particulier dans le cadre des négociations interministérielles. Cette lacune a fait de ce panier de soins étranger, un panier dérogatoire à l’accord interministériel. – Conformément aux règles des marchés publics nous n’avons pas eu non plus accès au cahier des charges : cela nous a été refusé malgré plusieurs demandes de consultation partielle de celui-ci. Tout juste avons-nous pu discuter des critères en Commission Paritaire de Pilotage et de Suivi (CPPS) comme prévu dans l’accord interministériel. – L’AEFE, par son inaction, s’est vue imposer au dernier moment son adhésion à l’accord ministériel du MEAE sans avoir pu négocier quoi que ce soit. C’est donc un déni des négociations avec les organisations syndicales qui n’ont eu d’autres choix que d’avaliser des propositions des autres sans que leurs spécificités soient prises en compte, sous peine de renvoyer les collègues vers l’accord cadre général de la Fonction Publique, encore moins adaptée à leur situation. – Nous ne parlons ici que de la PSC Santé, mais la prévoyance (facultative) pose aussi des problèmes à l’AEFE. focus 90% Pour les agents du MEAE, jusqu’à présent, le panier de soins étranger de la MAEE pour respecter les notions de contrat responsable au sens de l’article L871-1 du code de la Sécurité sociale était bien à 90% de prise en charge mais était complémenté par une affiliation à un assureur international chargé non seulement du rapatriement mais de la couverture à 100% de certains soins dans les zones où le coût des soins est particulièrement élevé. À noter que l’IMA a augmenté en 2024 de 4% puis de 20% en 2025 en raison de la « sinistralité » : c’est dire que la couverture à 100% a un coût non négligeable que la MGEN met largement en sourdine ! D’autant que les contrats – dans le cadre de MGEN International – qu’elle propose sont désormais seulement individuels et non plus collectifs comme ils pouvaient l’être avant la PSC. focus retraités C’est la même chose pour les retraités. Ceux qui n’adhérent pas à la PSC ne peuvent désormais que souscrire individuellement à une mutuelle ou assurance et là, les prix flambent et surflambent en fonction de l’âge. Ce sont bien les retraités les moins informés qui vont donc payer le prix fort en France avec des adhésions individuelles hors PSC et SURTOUT ceux qui, à l’étranger, n’auront pas le choix ! Il faut savoir, et les procès-verbaux des commissions paritaires (CPPS) peuvent en témoigner, que les organisations syndicales sont intervenues sur la question du montant des cotisations des retraités à de très nombreuses reprises. Que les dernières commissions concernant justement le fonds d’aide aux retraités ont fait l’objet de très nombreux amendements des organisations syndicales en

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Mobilisations, Retraites, Vie à l'étranger, Vie des agents, Vie en centrale

Joyeux Noël, bonne année et… bon courage !

Joyeux Noël, bonne année et… bon courage ! – adresse à l’agent.e inconnu.e À toi, l’agente, l’agent d’exception qui coche toutes les cases du savoir-être et du savoir-faire, À toi, l’agente, l’agent agile, transformé, voire métamorphosé, dématérialisé, artificialisé, À toi, au profil adéquat, agente ou agent polyvalent-spécialisé, célibataire asexué plutôt que parent aimant ou conjoint amoureux, À toi qui subis injonctions contradictoires et contre-ordres, À toi qui te prosternes devant l’Intérêt du Service, sacré et impénétrable, « chuut, ne remettons pas en cause les choix d’une DRH souveraine » , À toi à qui l’on fait signer des chartes sur lesquelles s’asseyent allègrement les étages supérieurs, La CGT-MAE souhaite de bonnes fêtes parmi les tiens, pour redevenir un être de chair et de sang, un instant au moins, dans ce Meilleur des mondes, La CGT-MAE présente tous ses vœux pour l’année qui va s’ouvrir et y ajoute « bon courage » ! Parce que l’humain n’entre pas dans un tableau Excel et que les indicateurs de performance ne remplaceront jamais une parole vivante et trébuchante. Dans les temps troubles comme dans les sourires, notre ton, notre envie d’être au syndicalisme, c’est de porter cette voix dans son imperfection et sa réalité, à tes côtés, pour un militantisme libre et solidaire ! À très vite !

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Les ADLs au cœur de la Liste d’Union au CSAM des 11 et 12 décembre

Les ADLs au cœur de la présence de la Liste d’Union CGT-FSU-Solidaires au Comité social d’administration ministériel (CSAM) À l’occasion du Comité social d’administration ministériel (CSAM) des 11 et 12 décembre, nos camarades ADLs de la Liste d’Union CGT-FSU-Solidaires ont eu l’occasion d’apporter leurs analyses et leur expérience terrain. Ils ont ainsi démontré à quel point, de Bogota à Tananarive et de Dublin à Wuhan, au-delà des diversités de situations, les conclusions étaient les mêmes : obtenir une protection sociale décente, des perspectives de carrière valorisantes, un cadre salarial satisfaisant, un travail en toute sécurité demeure un combat de tous les instants. Aymen, Basma, Cécile, David, Jérémy, Marie-Agnès, Michel, Mikaele, Natalia et Tristan ont ainsi porté votre voix sur : la création d’un socle minimal de droits sociaux Les conditions d’emploi, de gestion et de reconnaissance diffèrent encore grandement d’un poste à l’autre aujourd’hui, tant en raison de la variété des législations du travail, de la situation économique de chaque pays que de méthodes de gestion parfois divergentes. En matière RH, la Liste d’Union suggère donc d’élaborer une base commune pour les agents de droit local dans les missions diplomatiques et les Instituts, ne visant pas à une standardisation mécanique mais à la définition d’un référentiel partagé. Ce socle faciliterait ainsi : → la définition claire des rôles, compétences requises et niveaux de responsabilité des ADLs, en adéquation avec les exigences du réseau, → l’établissement de normes partagées concernant le recrutement, l’évaluation, la formation et la gestion des carrières, → l’équité et la transparence des méthodes, tout en tenant compte des particularités juridiques de chaque pays. Ce cadre commun s’inscrirait pleinement dans une démarche de modernisation de la gestion des ressources humaines publiques. Il donnerait aux chefs de poste et aux services RH des outils plus structurés, tout en offrant aux agents de droit local des repères clairs sur leurs droits, leurs devoirs et leurs perspectives. Soutenir la mise en place de ce socle commun minimal, c’est adresser aux agents de droit local un message clair : ils sont pleinement reconnus comme des acteurs de notre diplomatie, de notre rayonnement et de la qualité du service rendu à nos usagers à l’étranger. Des groupes de travail relatifs à la protection sociale et à la retraite des ADLs ont bien déjà été lancés, mais sont restés sans aboutissement concret. Nous proposons l’élaboration d’une feuille de route comportant des objectifs clairs et identifiés, afin d’éviter que la question du statut des ADL ne soit constamment renvoyée entre le droit français et le droit local, et accessoirement aux calendes grecques. des plans de santé adaptés La couverture médicale des agents ADLs progresse, mais elle est encore bien imparfaite. L’équité n’est en outre pas toujours évidente, ainsi aux Etats-Unis entre agents de nationalité française, que l’on affilie à une assurance française, et agents de nationalité tierce, relevant d’une assurance locale qui s’avère plus complète et, surtout, plus accessible et efficace ! la mise en place d’une vraie retraite complémentaire Nul besoin de rappeler ici combien les agents de droit local accomplissent leurs missions avec un engagement remarquable, souvent dans des conditions exigeantes, au service de l’administration et du public. Pourtant, au moment de la retraite, leur pension est très souvent insuffisante. Là encore, il peut s’agir d’un droit local peu protecteur et/ou d’habitudes de gestion peu bienveillantes. Une solution simple et juste serait de mettre en place, dans l’ensemble du réseau, un dispositif de retraite complémentaire. Ces dispositifs sont déjà, dans la plupart des secteurs, publics comme privés, devenus un pilier incontournable de la protection sociale. Ils garantissent une transition sereine vers la retraite, réduisent la précarité des seniors et renforce l’attractivité des métiers. Leur absence dans un grand nombre de postes crée une inégalité de traitement et fragilise la cohérence de nos politiques sociales. Mettre en place une retraite complémentaire, ce serait : → Un investissement social responsable : sécuriser les parcours professionnels et valoriser la fidélité des agents, → Un outil d’équité et de cohésion : offrir à tous ceux qui servent la France une protection vieillesse décente, → Un avantage maîtrisé et progressif : grâce à des mécanismes flexibles, adaptés et soutenables pour notre budget. Nous ne demandons pas un privilège, mais une reconnaissance minimale pour des agents qui assurent chaque jour le bon fonctionnement des services avec loyauté et professionnalisme. Des exemples existent : au Cameroun, un dispositif a été instauré avec succès, conciliant satisfaction des agents et équilibre budgétaire, grâce à la volonté d’agir. Aujourd’hui, nous avons l’opportunité de faire preuve de la même ambition. Nous souhaitons donc la création d’un groupe de travail opérationnel, durable et constructif chargé d’étudier les options et de définir une solution réaliste et bénéfique pour tous. rémunération, coût-vie, mesures contre l’inflation et la perte de pouvoir d’achat D’Amérique latine, d’Afrique, d’Europe même, un constat similaire s’impose : les salaires des agents de droit local décrochent, tandis que le coût de la vie explose. À Dublin par exemple les rémunérations à l’ambassade et au consulat sont désormais très en deçà des standards locaux, publics comme privés. Résultat : les postes peinent à recruter, le turnover est constant et les conditions de vie des agents se dégradent. En Irlande, l’inflation est forte, la santé extrêmement coûteuse et même les mesures coût/vie de ce début d’année, effectivement très faibles, n’ont pas permis de freiner la baisse des salaires qui se retrouvent en septembre 2025 inférieurs à ce qu’ils étaient en janvier dernier. Et les prix continuent de grimper. À Tunis, la situation est tout aussi préoccupante : en raison de la nouvelle loi sur le travail, l’IF de Tunisie ne percevra cette année que deux mois de revalorisation « coût-vie » au lieu des douze mois habituels. Résultat : dix mois de cette année sans aucune compensation face à une inflation pourtant très élevée et à un accès aux devises très limité. Ces situations sont loin d’être isolées. Les enquêtes que nous avons menées en Amérique latine montrent que la majorité des ADLs subissent de plein fouet l’inflation, plus de la

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