CGT-MAE – syndicat CGT des personnels du ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères

Vie des agents

A la CGT-MAE, on ne badine pas avec la santé !

FS ministérielle annulée Le 25 juin devait se tenir la formation spécialisée ministérielle, annulée faute de quorum en l’absence de la CFDT. Vous trouverez ci-dessous certains points importants que nous voulions aborder lors de cette instance consacrée aux questions de santé et de sécurité: médecine de prévention  → la CGT/MAE demande que les ADLs puissent bénéficier d’un suivi médical auprès du médecin agréé du poste. → Burnout, risques psychosociaux (RPS) et troubles musculosquelettiques (TMS) en augmentation : la CGT-MAE regrette que l’analyse de la médecine de prévention soit trop axée sur d’éventuels problèmes personnels plutôt que sur les conditions de travail menant à ces pathologies, notamment une charge de travail excessive et une perte de sens. psychologues  → Agent.es évacués d’un pays en crise : nécessité de maintenir un lien régulier, sentiment d’abandon et d’isolement professionnel. → Intervention lors du stage Affaires sociales insuffisante étant donné les situations très difficiles auxquelles on peut être confronté dans le cadre de ces fonctions. → Activité en hausse (+20%) : nombre de psychologues insuffisants sécurité et santé → La CGT/MAE demande que le droit français soit appliqué pour les questions de sécurité et de santé en poste, y compris pour les recruté.es locaux → Manque d’assistant.es de prévention, notamment pour suivre les situations en poste. → L’inspectrice sécurité et santé doit faire davantage de missions pour veiller au respect de la réglementation dans les postes. amiante  Situation extrêmement préoccupante à Moscou où les travaux de désamiantage ont été reportés faute de budget. Ce report soulève de sérieuses interrogations quant au respect des obligations légales de l’employeur en matière de protection de la santé et de la sécurité des agent.es. La CGT-MAE rappelle que l’employeur est tenu de prendre des mesures nécessaires pour assurer la sécurité des agent.es et de protéger la santé physique des travailleuses et travailleurs, conformément aux articles L 4121-1 et -2 du Code du travail. Ces obligations imposent la prévention des risques à la source et ne peuvent être subordonnées  à des considérations budgétaires. S’agissant de l’amiante à Moscou, les dispositions des articles R 4412-94 et suivants du Code de Travail ainsi que le décret n° 2012-639 du 4 mai 2012 fixent des obligations strictes en matière d’évaluation  des risques, de prévention de l’exposition et de protection des travailleurs ce qui n’est pas le cas vu la sous-évaluation des DTA de 2018 que nous avons analysés. Le report d’un désamiantage pour des raison financières est susceptible de présenter de sérieux risques pour les agents qui continuent à travailler sur le site. La CGT demande  que des mesures conservatoires soient mises en place, condamner deux pièces ne saurait suffire. Nous aimerions savoir si des mesures d’empoussièrement crédibles ont été ordonnées sur l’ensemble du bâtiment. Celles de 2018, qui s’étaient avérées négatives, doivent être invalidées étant donné la quantité d’amiante sur des bâtiments construits en 1970. New York : amiante dans les archives, stockées dans le local de travail de l’agent CAD. Quelles sont les mesures de protection envisagées, les mesures d’empoussièrement ont-elles été effectuées ? La CGT-MAE demande la délivrance, pour chaque agent.e ayant travaillé sur les zones concernées, d’une attestation individuelle de présence sur un lieu de travail susceptible d’être amianté, établie conformément à l’article D. 461-25 du Code de la sécurité sociale et aux articles R. 4412-110 et suivants du Code du travail. Ce document, daté et signé, doit permettre à chaque agent.e concerné.e de faire valoir sans délai ni contestation ultérieure ses droits (suivi médical post-professionnel, reconnaissance de maladie professionnelle). maladies tropicales  Paludisme, dengue, chikungunya, nous demandons leur reconnaissance comme maladies professionnelles et que toutes les précautions soient prises dès les premiers symptômes. La médecine du travail doit effectuer un suivi régulier des agents ayant été infestés, ces maladies présentant souvent des symptômes à long terme. canicule S’agissant des sites non climatisés, la CGT-MAE a rappelé à l’administration les obligations de l’employeur concernant la santé des travailleuses et travailleurs. Dans certains bureaux à Invalides, il faisait plus de 37 degré lors de la semaine caniculaire ! Nous avons demandé que les directrices, directeurs et chef.fes de service ne puissent pas s’opposer au télétravail en situation d’alerte rouge et orange et qu’un inventaire et suivi des agent.es les plus fragiles soient mis en œuvre afin de veiller à leur protection. Nous avons également demandé la convocation d’une FS-AC exceptionnelle à la rentrée afin d’anticiper au mieux les épisodes de forte chaleur qui ne manqueront pas de se reproduire. N’oublions pas nos collègues à l’étranger : en Europe, beaucoup de pays souffrent d’une chaleur excessive : Italie, Espagne, Portugal, Angleterre, Irlande, Allemagne, Autriche, Croatie, Belgique, Pologne, Hongrie, Grèce… En cas de nouvelles vagues de chaleur, nous demandons des aménagements horaires et la possibilité du télétravail, y compris pour les recruté.es locaux. Il faut programmer un diagnostic isolation de tous les bâtiments concernés et engager des travaux avant l’été prochain. A la CGT-MAE, on ne badine pas avec la santé !

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Dialogue social - centrale, Dialogue social - étranger, Vie des agents

Revalorisation coût-vie pour les agents de droit local

Revalorisation coût-vie pour les ADL L’insupportable attente, saison 2 La CGT-MAE a appris début juillet que l’exercice coût-vie serait très probablement reporté à la rentrée pour arbitrage budgétaire. C’est la deuxième année consécutive que la rémunération des ADL subit les conséquences directes d’une politique d’austérité continue. Pourquoi ne pas chercher des économies ailleurs que sur le dos du personnel le plus précaire, déjà soumis à un statut de droit local qui souvent n’honore pas l’employeur France ? L’inflation, elle, n’attend pas et les ADL en subissent quotidiennement les effets. On leur demande toujours davantage : remplacer les titulaires, les former, assurer la continuité du service malgré les nombreux mouvements dans les postes, s’adapter inlassablement et souvent sans formation aux nouveaux modes opératoires et aux différents styles de management… ça suffit ! La diplomatie française doit être exemplaire, rémunérer son personnel local décemment, lui assurer une protection sociale digne et des perspectives de carrière attractives. La CGT-MAE est avec les ADL, nous n’aurons de cesse de les défendre et de refuser qu’elles et ils soient soyez sacrifié.es aux politiques budgétaires contraintes, y compris en les accompagnant vers un mouvement de grève. Qu’on prenne l’argent ailleurs, certaines poches sont bien remplies et on trouve toujours des sous pour le prestige et les ors de la République… Merci de respecter celles et ceux qui font tourner la boutique et de les payer à leur juste valeur !

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La CGT-MAE en route pour les élections professionnelles de décembre 2026

Objectif élections Les élections professionnelles approchent : en décembre 2026, les agent.es du MEAE pourront choisir à nouveau leurs représentantes et représentants du personnel pour 4 ans ; un moment important pour tous les syndicats ! La CGT-MAE partira cette fois sous ses couleurs propres. En effet, malgré plusieurs échanges et négociations, les conditions d’une reconduction de la Liste d’Union avec la FSU et Solidaires n’ont pu être réunies, bien que dès notre congrès de mai 2024, notre syndicat s’était prononcé pour la poursuite d’une alliance électorale. Que l’on ne s’y méprenne pas, la FSU et Solidaires demeurent pour nous des partenaires de premier plan et nous ne manquerons pas d’établir des ponts sur les sujets communs, tant en CSAM, qu’en CSAC, en FS et en poste. Mais nous voilà donc revenus en CGT pure et dure pour la prochaine bataille électorale ! Pour mener cette bataille, nous avons besoin de chacune et chacun de nos adhérentes et adhérents pour mettre en avant nos actions, nos spécificités par rapport aux autres syndicats et notre inlassable présence au plus près des agentes et agents. Ainsi, nous posons nos premiers axes concrets de campagne : → pour une refonte globale de la rémunération à l’étranger afin de mettre en place un système plus équitable et lisible : refonte de l’IRE, supplément familial égal pour tous les personnels expatriés d’un pays donné notamment, prise en charge des frais de scolarité, → pour la création d’un guichet unique expatriation/impatriation, avec un accent spécifique sur les questions de scolarisation : centralisation de toutes les démarches, meilleure prise en compte des particularités de chaque cellule familiale et de chaque poste etc, → pour une transparence réelle dans les processus d’affectation et de promotion, → pour une vigilance accrue sur le recours aux emplois précaires : CDDisation des vacataires réguliers, CDisation des contrats courts récurrents avec l’objectif du « à travail égal, salaire égal », → pour l’application du devoir de protection de l’employeur envers ses personnels expatriés et leur famille en matière assurantielle, conformément à la jurisprudence du secteur privé, → pour la définition d’un socle commun de droits en faveur des recrutés locaux, le statut d’agent.e de droit local n’étant ni applicable ni appliqué dans toutes les situations, → pour la détermination de vrais plans de carrière pour les recruté.es locaux avec des évolutions potentielles visibles, une stratégie de formation et une transparence des grilles et des promotions, → pour la systématisation de plans de santé et de retraite concertés et de qualité au bénéfice des recruté.es locaux, et pour leur inclusion systématique dans les plans de sécurité, → pour la création d’un véritable observatoire des discriminations afin de mieux protéger et accompagner les collègues en situation de handicap, veiller à l’égalité Femme/Homme, à l’inclusion des LGBTQIA+ et lutter contre toutes les formes de racisme, → pour un dialogue social revivifié, sans calculs, théâtre ni langue de bois, rendu encore plus urgent par le contexte pré-électoral national, → et plus globalement pour un combat contre la perte de sens : stopper la course effrénée à la productivité et à la rentabilité au profit d’un retour vers la notion de Service public ; refuser la numérisation des cerveaux ; privilégier le contenu du travail plutôt que la com’ et l’affichage. Ces pistes ne sont bien sûr qu’un début, un premier tableau de vol pour lequel toute contribution sera essentielle et nous permettra d’affiner et de développer à la rentrée. Notre équipe de permanentes et permanents est sur le pont et donnera toute son énergie pour convaincre les collègues de cliquer sur CGT-MAE au moment du vote électronique. Nous restons à votre disposition tout l’été pour échanger sur les revendications et l’organisation afin d’être fin prêts pour rentrer en campagne à la rentrée !

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Fonctionnaires, EP2026, Vie des agents

Inclusion, écologie et fortes chaleurs : FS nantaise de juin 2026

Formation spécialisée de Nantes, 17 juin 2026 Triptyque : inclusion, écologie et fortes chaleurs   l’inclusion, ça ne se négocie pas Il est inacceptable d’entendre l’administration invoquer des contraintes budgétaires pour justifier l’absence de solutions. L’inclusion, ça ne se négocie pas. La CGT-MAE le rappelle avec force : l’accessibilité universelle est une priorité absolue, ancrée dans la loi depuis le 11 février 2005 pour l’égalité des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap. C’est donc en toute légitimité que nous adressons au DGAN les demandes suivantes. → Lire la suite ici : Accessibilité universelle, CGT-MAE  si c’est possible aux finances, cela doit l’être au mae La CGT-MAE a pris connaissance des mesures proposées par la DGAN. Soyons clairs : ce sont des pansements, un cache-misère, face aux attentes légitimes des agents nantais. Nous le demandons depuis des années : un plan de rénovation pluriannuel doit être validé et sanctuarisé par la DIL. À l’instar de ce qui a été fait pour nos collègues de la DGFI entre Breil III et Breil I, l’ensemble de nos fenêtres et huisseries doit être remplacé par du double vitrage. Si c’est possible aux Finances, cela doit l’être également au MEAE. → Lire la suite ici : Fortes chaleurs à Nantes, ce qu’en dit la CGT-MAE tri sélectif : la loi est ignorée ! Si l’on nous demandait quel est notre leitmotiv, la CGT-MAE pourrait tout aussi bien répondre : l’écologie. Et cela n’est en rien incompatible avec la défense des droits des agent.e.s du secteur public — c’est même indissociable. → Lire la suite ici : L’écologie, le leitmotiv de la CGT-MAE  

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Inégalité du supplément familial à l’étranger : enfin des avancées ?

Inégalité du supplément familial à l’étranger Enfin des avancées ? La CGT Affaires étrangères relève avec intérêt la réponse du ministre à une question écrite de la sénatrice Sophie BRIANTE GUILLEMONT relative à l’inégalité du supplément familial à l’étranger. Cette indemnité, versée dès lorsque le conjoint d’un agent ne travaille pas ou gagne moins que le SMIC, est équivalente à 10% de l’IRE (indemnité de résidence à l’étranger) de l’agent.e. De longue date, notre syndicat dénonce cette injustice : un conjoint d’agent.e A « vaut » donc ainsi parfois le double de celui d’un.e agent.e C. Il semble donc, et nous y serons vigilants, que « des réflexions ont été engagées en vue de modifier la règle de calcul de cet émolument. L’option d’un pourcentage appliqué à un même groupe d’indemnité de résidence à l’étranger, qui garantirait le versement d’un montant unique par pays, quelle que soit la catégorie de l’agent.e, est celle qui est privilégiée« . À suivre… → Retrouvez la question de Mme BRIANTE GUILLEMONT et la réponse du ministre ici : Calcul du supplément familial des agent.e.s à l’étranger

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Pollution en poste à l’étranger: le ministère protège-t-il réellement ses agents ?

Pollution en poste à l’étranger Le ministère protège-t-il réellement ses agents ? La CGT-MAE prend sa part de responsabilité dans le dialogue avec la DRH afin de la mettre face à ses obligations en matière de prévention et de suivi médical via la médecine de prévention. Nous serons donc vos représentant.e.s lors de la prochaine Formation spécialisée ministérielle (FS-M) du 25 juin 2026.  Dans les semaines à venir, nous reviendrons vers vous sur plusieurs thématiques. La première, aujourd’hui, concerne l’exposition à la pollution dans les postes à l’étranger. En effet, chaque année, de nombreux agents sont affectés dans des pays ou des métropoles où les niveaux de pollution atmosphérique figurent parmi les plus élevés au monde (New Delhi, Kinshasa, etc.). Pollution chronique de l’air, particules fines, substances toxiques, contamination de l’eau, risques industriels : ces expositions ne sont pas sans conséquences pour la santé des agents et de leurs familles. (Source : OMS) Pourtant, une question essentielle demeure trop souvent dans l’ombre : Qui assume la responsabilité lorsque l’exercice des fonctions à l’étranger expose durablement un agent à un environnement nocif pour sa santé ? Le ministère ne peut ignorer ces risques. En tant qu’employeur public, il a l’obligation de protéger la santé et la sécurité de ses agents, où qu’ils soient affectés. Cette obligation ne s’arrête pas aux frontières françaises. Les agent.e.s sont donc en droit de demander : → Une évaluation transparente des risques sanitaires liés à leur affectation, via le guide du poste ou une rubrique dédiée sur Diplonet, avant de valider leur candidature ;→ La mise en place de mesures de prévention adaptées ;→ Un suivi médical approprié avant, pendant et après le séjour dans un pays à risque ;→ La reconnaissance et la prise en charge des conséquences éventuelles d’une exposition liée au service. Car de nombreux collègues s’interrogent : → Les risques environnementaux sont-ils systématiquement évalués et communiqués ?→ Les expositions subies pendant plusieurs années sont-elles réellement prises en compte par la médecine de prévention ?→ La situation des familles accompagnantes est-elle prise en considération dans l’évaluation des conditions d’affectation et dans la détermination du caractère familial ou non d’un poste ?→ Que se passera-t-il lorsqu’une pathologie apparaîtra plusieurs années après une affectation dans un environnement fortement pollué ? Ces interrogations sont légitimes. Elles concernent notre santé, celle de nos proches et les responsabilités de notre administration. Le silence et l’inaction ne protègent pas. L’information, la prévention et la reconnaissance des risques, si. Il est grand temps d’ouvrir un débat clair et transparent sur les conditions sanitaires des affectations à l’étranger et sur les garanties auxquelles chaque agent a droit. La CGT-MAE met à votre disposition un guide sur la pollution de l’air et les affectations à l’étranger. Nous vous invitons à nous transmettre vos réflexions et retours à l’adresse L’équipe de la CGT-MAE reste à l’écoute !   Devant notre ambassade à Kinshasa Ciel de Dubai

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