CGT-MAE – syndicat CGT des personnels du ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères

Vie des agents

Journée de la femme : Erreur 404 ! (Balance ton #metoomae)

8 mars 2026, journée internationale des droits des femmes Nous avons bien cherché un titre plus original mais on nous rapportait encore d’un poste, le mois dernier, qu’une (nous avons bien dit UNE) COCAC avait dit en réunion de service avec l’ambassadrice (nous avons bien dit l’ambassaDRICE) qui n’a pas sourcillé : « On fait quoi pour la journée de la femme ? » Est-il nécessaire de rappeler, même dans les sphères de nos plus hautes et hauts fonctionnaires, personnes donc hautement instruites, cultivées, documentées par des hordes de conseiller.e.s, que le 8 mars n’est pas « la journée de la femme » comme on parlerait de la journée internationale du léopard d’Arabie (10 février) ou de celle du thon (2 mai) mais bien la journée INTERNATIONALE DES DROITS des femmes ? Alors oui, c’est nécessaire, et nous le rappellerons tant que cela le sera, quitte à avoir le même titre en changeant seulement l’année pendant le temps qu’il faudra… Et puis quitte à revenir sur les anecdotes qui nous sont chuchotées de centrale et de l’étranger, bientôt dix ans après la médiatisation du mouvement #metoo, comment ne pas s’indigner devant ce numéro 2 qui, en fin de journée alors qu’il était seul avec sa secrétaire lui dit : « Si vous êtes sage, demain, je vous donne le mail perso du Président », ce même n°2 qui en pleine journée, devant la secrétaire de chef de poste pétrifiée sur son ordinateur, dit encore à son assistante au cou bloqué et en s’installant derrière sa chaise : « Ne bougez pas, je vais vous faire un massage » ? Et ces collègues qui, chaque matin, scannent ostensiblement leurs collaboratrices de la tête aux pieds, se permettant même parfois des commentaires ? Et ces quolibets paternalistes : « Tiens, voilà la petite stagiaire ! » ? Et ces collègues homos qui n’osent pas répondre à leur hiérarchie lorsqu’ils estiment que leurs interprétations des instructions est mauvaise parce que « De toutes façons, je sais très bien ce qu’ils pensent de moi, ils me prennent pour la folle de service et ne me donnent aucun crédit » ?  Et ces mêmes collègues dont on dit d’eux : « Il a eu New York/Berlin/Londres parce qu’il fait partie du lobby du Gay d’Orsay » ! Parce que la Diplomatie féministe est, ou devrait être, une diplomatie de genre et traiter l’ensemble des problématiques de discrimination liées à ce prisme. En relisant ces anecdotes on se croirait en 1996, n’est-ce pas ? Et pourtant… Pourtant, notre ministre citait magistralement Gisèle Halimi dans son discours du 8 mars 2025 : « Vous êtes femmes, devenez prioritaire », mais lorsque l’on tape « 8 mars 2026 » ou « journée internationale du droit des femmes 2026 » dans Diplonet, voilà, ce que l’on trouve : RIEN. La faute à son moteur de recherche aussi vieux que le ressenti des anecdotes précitées, direz-vous ?! Et lorsque l’on retire 2026, on trouve quand même une Bibliographie sur la Diplomatie féministe, un lien qui renvoie sur le site des Nations Unies et si on fouille un peu (beaucoup et en étant très motivé.e), on arrive sur la page Egalité entre les femmes et les hommes avec un onglet « Evènements engagés » qui renvoie à… une « Erreur 404 » ! Journée de la femme : Erreur 404, ça ferait un bon titre finalement, non ? Heureusement, dans l’actualité des actions menées pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), si la formation éponyme est obligatoire pour tout.e.s les agent.e.s du ministère, un webinaire a ému (et on s’en réjouit !) récemment les postes, celui sur l’accueil des femmes françaises victimes de violence à l’étranger. Cette formation, déclinée en trois webinaires, a eu pour thèmes : les mécanismes des violences, les stratégies des agresseurs et le phénomène d’emprise, afin d’améliorer le repérage, l’accompagnement et l’orientation des victimes. On nous a également signalé, outre l’appel au 3919 (disponible H24/J7 mais saturé par les masculinistes) l’existence d’un chat sur le site de Solidarité femmes, plus accessible pour les Françaises de l’étranger malgré des contraintes horaires. Heureusement aussi, l’union fédérale des syndicats de l’état (UFSE) de la CGT, elle, a produit du contenu et publié ses idées pour le 8 mars 2026. On y parle de solidarité internationale, de lutte féministe contre l’extrême droite, de réel partage du travail domestique, de salaires, de retraites et de lutte intersectionnelles : article CGT Etat à lire ici. Elle met également à notre disposition La CGT quant à elle appelle l’ensemble des travailleuses et travailleurs à se mobiliser pour l’égalité réelle, l’augmentation des salaires, la fin des violences et la reconnaissance de toutes les professions majoritairement féminines et met à disposition de nombreux tracts et affiches. Enfin, l’inégalité et les violences, rappelons-le, c’est aussi le silence, l’absence de dénonciation, les regards détournés, alors si tu veux parler, dénoncer ou simplement être écouté.e, peu importe ton genre, ta catégorie, ton orientation sexuelle, ton apparence, ta religion, tes origines, écris-nous et BALANCE ton #metoomae ! La CGT-MAE. → Pour aller plus loin… La DGAFP (Direction générale de l’administration et de la fonction publique) vient de publier une étude sur l’évolution des écarts de rémunération très intéressante parce qu’elle cherche des explications, donc des leviers aussi.

Journée de la femme : Erreur 404 ! (Balance ton #metoomae) Lire l’article »

Mobilisations, Vie des agents

Touche pas à mes majos !

Suppression abusive des majorations familiales : les outils de la CGT/MAE pour les conserver Tu es titulaire ou contractuel en poste et l’administration pose des difficultés pour servir les majorations liées à tes enfants à charge ? Il faut souvent se battre pour faire valoir des droits inscrits dans les textes. Après avoir accompagné plusieurs agents dont les majorations étaient remises en cause alors qu’ils satisfont aux exigences des textes, la CGT/MAE te fournit des outils pour faire valoir tes droits. Premier principe : ne pas se noyer dans des explications, orales ou écrites, sur sa situation personnelle. Pourquoi ? Parce qu’il y a toujours moyen que l’administration les retourne contre l’agent. Il faut s’en tenir au plus simple dans les échanges : – produire un écrit (et/ou des pièces justificatives) – en collant le plus possible aux textes. Dans la plupart des cas, une attestation sur l’honneur, assortie de pièces justificatives éventuelles, permet de rétablir les majorations. Attention, en cas de conjoint séparé ou divorcé qui a l’enfant à charge, ou sur son domicile fiscal, ou conjoint qui perçoit des allocations (APAJE, ALS…), cela n’ouvre pas droit aux majorations. 1. Si la charge effective de l’enfant est mise en doute → Attestation sur l’honneur : « Je soussigné prénom nom atteste que mon enfant xx né le xx est à ma charge effective et permanente au sens des articles L513-1 et L521-2 du Code de la Sécurité sociale. J’atteste ne pas être bénéficiaire de la CAF d’une ou plusieurs prestations familiales, de l’allocation de logement sociale ou de l’aide personnalisée au logement. » + attestation similaire produite par le conjoint, si tu n’es pas PACSé ni marié. + pièce justificative : attestation de non-prestation émise par la CAF (c’est un peu contraignant, mais cela en vaut la peine : il faut se déplacer à la CAF ; l’agent CAF tentera de te parquer devant une borne, mais sera finalement obligé de t’assister, puisque, n’ayant pas de compte allocataire, tu ne pourras pas te connecter sans son intervention ; s’il rechigne, insister en précisant que c’est réclamé par l’employeur). + attestation similaire au nom du conjoint, si tu n’es pas PACSé ni marié. 2. Si la résidence de l’enfant chez toi est contestée (exemple : enfant resté en France pour ses études, séjourne ponctuellement chez l’autre parent séparé ou divorcé) : → Attestation sur l’honneur : « Je soussigné prénom nom atteste que mon enfant xx né le xx réside à mon domicile plus de 183 jours dans l’année, ce qui en fait sa résidence au sens du Code général des impôts. » + Pièce justificative : avis d’imposition faisant figurer la part de l’enfant. 3. En cas de mise en cause du rattachement à ton foyer fiscal → Attestation sur l’honneur : « Je soussigné prénom nom atteste que mon enfant xx né le xx est rattaché à mon foyer fiscal. » + Pièce justificative : avis d’imposition faisant figurer la part de l’enfant. 4. Si la poursuite d’études est contestée (enfants de 18 à 21 ans) Pour enfant jusqu’à 20 ans au motif qu’il ne s’agit pas d’études supérieures (lycée, CAP…) : Il s’agit d’une exigence abusive au regard du décret 67-290, qui mentionne simplement « si l’enfant poursuit ses études ». Dans ce cas, demande les majorations par courriel en fournissant les pièces justificatives : certificat de scolarité, carte d’étudiant, tout document attestant de l’inscription de l’enfant avis d’imposition faisant figurer la part de l’enfant. En cas de refus, tu peux exercer un recours administratif auprès du CSRH, puis en cas de refus confirmé, un recours hiérarchique auprès de la Délégation pour les affaires générales à Nantes ; enfin, si nouveau refus, tu peux saisir le Tribunal administratif. Si tu rencontres un motif de refus différent, n’hésite pas à contacter la CGT/MAE pour un avis personnalisé. Surtout, reste courtois avec nos collègues du CSRH. Les instructions contraignantes, voire abusives, auquel chacun peut être soumis au cours de sa carrière, restent une cause de souffrance au travail. Ton/ta gestionnaire CSRH, c’est toi, c’est moi, cela pourrait être n’importe lequel ou laquelle d’entre les agent.e.s.  

Touche pas à mes majos ! Lire l’article »

Contractuels, Fonctionnaires, Vie à l'étranger, Vie des agents

Trois vœux au nouveau Secrétaire général, Martin BRIENS

Notre Secrétaire générale, Valérie JACQ DUCLOS a rencontré le nouveau Secrétaire général du Ministère, Martin BRIENS, ce jeudi 19 février 2026 et lui a adressé ces quelques mots : Monsieur le Secrétaire général, Tout d’abord bienvenue dans vos nouvelles fonctions. Nous espérons que votre nomination ouvrira une nouvelle ère, marquée par davantage de transparence, d’éthique, de partage d’information et d’équité dans le traitement des agentes et agents. A vrai dire, malgré 25 ans de maison, comme on dit, je n’ai jamais bien compris à quoi servait un Secrétaire général, quelles étaient vos attributions précises et c’est auréolé de ce halo de mystère que je vous imagine tous les pouvoirs et vous adresse trois vœux comme on ferait sa lettre au père Noël. transparence et respect déontologique Le premier est celui d’une exigence de transparence et de respect déontologique. En effet, les révélations, quoique partielles, permises par la publication du dossier Epstein, n’épargnent pas notre ministère et nous souhaitons qu’elles soient l’occasion de nous réformer en profondeur s’agissant de l’exemplarité dont nous devons faire preuve, en notre qualité de représentantes et représentants de la France à l’étranger. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur la participation éventuelle de certains diplomates à un réseau qui relève de la pédo-criminalité et du proxénétisme. Au-delà, cette affaire doit nous contraindre à nous pencher sur les comportements parfois peu conformes à l’éthique ou carrément illégaux que certains collègues, toutes catégories d’emploi confondues, se permettent d’adopter lorsqu’ils sont hors de France, en particulier dans des pays dont la misère rend les femmes plus vulnérables. Car la diplomatie féministe ne doit pas se contenter de nominations prestigieuses ou d’indicateurs statistiques, elle doit veiller à protéger et respecter les femmes les plus précaires, ADL, personnel de service et toutes les femmes, en particulier en Asie ou en Afrique qui du fait de leur vulnérabilité économique, sont susceptibles d’être victimes d’abus sexuels et sexistes. Rappelons que l’immunité conférée par le passeport diplomatique ne peut servir à couvrir des actes prohibés. Luttons aussi contre les interventions visas qui pourraient servir à alimenter de tels réseaux criminels. Nous sommes souvent contactés, Monsieur le Secrétaire général, par des agentes et agents visas qui subissent des pressions pour signer des visas malgré des dossiers douteux et non conformes aux instructions. Il convient de protéger et de soutenir ces collègues dans leur volonté d’effectuer leur mission avec intégrité et probité. Le CSAM extraordinaire qui a eu lieu en janvier dernier nous laisse espérer une évolution favorable des questions de déontologie et d’équité de traitement entre agentes et agents. Sous l’impulsion de l’actuel Inspecteur général, ce service affiche la volonté d’adopter des pratiques conformes au droit, dans le respect de chacune et chacun en appliquant un principe de neutralité quant au suivi des situations qu’il aurait à traiter. De même dans la conduite des enquêtes internes, un vade-mecum a enfin permis de poser des principes conformes au droit comme la nécessité d’instruire les dossiers à décharge comme à charge ou celle d’entendre l’ensemble des témoins. Monsieur le Secrétaire général, nous faisons le vœu que vous accompagniez cette orientation vertueuse et la renforciez. Nous avons trop souvent vu des traitements à géométrie variable selon la qualité et le réseau des mis en cause, certains se retrouvant brutalement sanctionnés pour une main sur l’épaule ou un blague potache pendant que d’autres poursuivaient des carrières sans accroc bien que convaincus de faits plus graves. renforcement du dialogue social Notre deuxième vœu est que vous favorisiez le dialogue social dans votre ministère. Il est essentiel au bon fonctionnement des services, les organisations syndicales, leurs représentantes et représentants permettant à toutes et tous les collègues de faire remonter des dysfonctionnements, qu’il s’agisse de problèmes d’organisations, de souffrance au travail, de risques sanitaires ou sécuritaires, etc. Trop souvent, Monsieur le Secrétaire général, nous constatons encore en poste des tentatives d’intimidation, voire même des représailles, sur des représentants du personnel. Il n’est pas rare que des collègues nous fassent part de leur peur de s’engager avec un syndicat, en particulier les plus précaires, c’est-à-dire les recrutés locaux et contractuels. Même les titulaires préfèrent souvent garder leur soutien à la CGT-MAE secret. Cette situation est inacceptable et préjudiciable à l’ensemble du Ministère. Chacun, dans le respect du devoir de réserve, devrait pouvoir assumer ses prises de position en matière de conditions de travail sans que cela porte préjudice à sa carrière. L’actuelle conduite de la fermeture de trois services visas en Chine montre un déficit de concertation et d’information des élus du personnel, tenus à l’écart des décisions prises alors même qu’elles impactent durement les collègues concernés, en particulier les ADL. Nous avons réussi en intersyndicale à obtenir un CSAP extraordinaire la semaine dernière seulement alors que le projet est sur la table depuis plus d’un an ! fin des arbitrages budgétaires inégalitaires Enfin un dernier point et non des moindres : les sous ! Nous avons souvent le sentiment qu’au-delà des restrictions que nous connaissons tous et que la CGT/MAE dénonce, les arbitrages budgétaires profitent souvent aux cadres ++ ou à des projets prestigieux, beaucoup moins à l’ensemble du personnel. Ainsi alors que des millions sont dépensés, par exemple pour la refonte des applications RH ou des opérations de communication, nous n’avons pas réussi à obtenir les 300 00 euros qui auraient permis de verser une prime aux agents ayant déménagé à Spallis en compensation d’une nette dégradation de leurs conditions de travail : open space, éloignement, transport dégradé… Idem pour les ADL, l’administration mégote pour la moindre augmentation alors que ce personnel fait largement tourner notre réseau, notamment dans le consulaire et le culturel. C’est dans un même souci d’équité que la CGT-MAE demande une réforme de la rémunération à l’étranger afin de mettre en place un système moins inégalitaire. Nous constatons en effet que l’expatriation devient de plus en plus compliquée pour les catégories C en famille, hors postes doubles ainsi que pour les femmes en foyer monoparental. Ils et elles sont nombreux à être contraints de partir en célibataire géographique avec des

Trois vœux au nouveau Secrétaire général, Martin BRIENS Lire l’article »

ADL, Lettres, Rémunération, Vie des agents

Conditions d’accès aux concours et indemnités journalières de mission

Conditions d’accès aux concours et indemnités journalières de mission (IJM) Lettre au Directeur général de l’administration et de la modernisation, M. Julien STEIMER Nantes, le 11 février 2026 Monsieur le Directeur général, Connaissant votre attachement à améliorer l’accès aux concours en interne pour les agents, la CGT souhaite présenter ses réflexions après avoir été saisie par un grand nombre d’agents sur la rupture d’égalité que constitue l’organisation actuelle avec un centre d’examen unique sans versement d’IJM. La solution la plus archéologique consisterait à rouvrir des annexes de centre d’examen dans les sites éloignés où sont affectés les candidats (Nantes et postes à l’étranger). Certes, cela mobilise au moins un agent supplémentaire pour la surveillance des épreuves, ce qui peut paraître a priori « coûteux en ressources » notamment dans les postes ; mais au regard des délais de route prévus réglementairement, de la fatigue occasionnée par le voyage et du coût financier des billets, l’option mérite d’être étudiée. Une autre solution, que la CGT avait proposée dès l’automne 2024, serait la mise en place d’indemnités journalières de mission. Si l’administration a pu y opposer une impossibilité réglementaire en raison du décret 2006-781, l’exemple des ministères de l’Économie, de l’Aménagement du territoire et de la Transition écologique s’avère source d’inspiration puisqu’ils ont pris en 2025 un arrêté commun qui permet, selon les horaires des épreuves, de prendre en charge l’hébergement. « Les agents passant un concours de la fonction publique avec des épreuves matinales sont remboursés des frais d’hébergement précédant l’épreuve si les transports ne permettent pas une arrivée avant le début de l’épreuve. » Nous pourrions légitimement nous demander pourquoi le MAE n’a pas été associé à cet arrêté, lors même que la dispersion des lieux d’affectation de ces agents le justifierait pleinement. Mais soyons constructifs : Une disposition équivalente pour le MAE, qu’elle soit prise par arrêté ou niveau infra réglementaire, mettrait fin à l’inégalité entre agents quant aux conditions de participation aux concours internes. Dans le cas du concours SCH, alors que 60 % des agents C de centrale sont affectés à Nantes, nombre d’entre eux prennent un hébergement sur leurs deniers propres pendant qu’un collègue du MTES affecté à Marseille qui passerait ce même concours SCH se verrait octroyer une IJM ! Ainsi, la rupture d’égalité s’étend en défaveur de nos agents devant ceux d’autres administrations. Les faibles « chances » de promotion, au regard du mérite de nos agents et des ratios pro/pro insuffisants, justifient que l’administration mette tout en œuvre pour favoriser d’autres voies de progression de parcours professionnel. Sabine Le MoanMembre du bureau syndical

Conditions d’accès aux concours et indemnités journalières de mission Lire l’article »

Lettres, ADL, Contractuels, Fonctionnaires, Vie à l'étranger, Vie des agents

SDV : compte rendu de la réunion du 16 janvier 2026 entre DGEF et syndicats

SDV : compte rendu de la réunion du 16 janvier 2026 entre DGEF (Direction générale des étrangers en France) et syndicats Représentation des agents de la SDV La CGT a pointé le manque de compréhension du périmètre du dialogue social, y compris par l’administration, qui a omis d’inviter les syndicats élus à la Formation spécialisée nantaise compétente pour la SDV (!). Nous avons demandé l’établissement d’un bref guide expliquant aux agents comment ils sont représentés. → Fonctionnement et organisation de la sous-direction, sujets statutaires, temps de travail, évolution des métiers, emplois et effectifs, questions budgétaires : CSA Intérieur, représentants CGT : Steve Esparon et Eric Pambrun → Rémunérations, positions administratives, parcours professionnels et mouvement : CSA Intérieur et Affaires étrangères, selon administration d’origine. Représentants CGT CSAC Affaires étrangères : Sabine Le Moan, Christophe Arnoult → Conditions de travail, santé au travail et médecine de prévention, sécurité et risques professionnels, handicap : formation spécialisée nantaise MAE, représentants CGT : Christophe Arnoult, Carole Rajonhanes Sur l’ensemble de ces sujets, nos syndicats CGT Intérieur AC et CGT/MAE travaillent ensemble et sont à disposition pour recueillir vos questions et relayer vos demandes. Conditions de travail à la SDV dans le cadre de la mise en place de l’ETIAS : Les effectifs maximum prévus pour le futur service Contentieux ETIAS représentent 19 ETP : 10 en 2026, 9 supplémentaires en 2027, qui seront pourvus par des agents C et B du MI, de préférence fonctionnaires, sinon contractuels. La CGT s’enquiert de leur formation préalable, réponse : pas encore définie mais prévue en fonction de l’expertise déjà acquise sur le métier visas et des éléments requis par la Police nationale. La CGT a à nouveau dénoncé le regroupement des secteurs géographiques et ses conditions immobilières en rappelant l’oubli de saisie des instances de dialogue social et l’absence de concertation, avec rattrapage in extremis par une réunion d’information unilatérale des agents. Vos représentants ont formellement demandé la possibilité de 3 jours de télétravail sur toutes les fonctions à tâches éligibles au télétravail, un bureau de 16 personnes constituant pour nous un cas-type d’utilité du télétravail. Malheureusement, la hiérarchie a refusé, arguant que si les agents passent plus de 50% du temps de travail chez eux, cela nuira à la cohésion de l’équipe (mais ne s’inquiète pas trop que la promiscuité nuise au fonctionnement de l’équipe et finisse par taper sur les nerfs à tout le monde). Sachez donc, chers collègues, que le décret 2016-151 sur le télétravail, en permettant 3 jours réglementaires, est prévu pour nuire à la cohésion des équipes ! Nous avons obtenu qu’une visite de site soit réalisée par les représentants du personnel début février, en présence du médecin de prévention ; nous avons demandé la participation des représentants des représentants syndicaux MI (espérons que notre demande soit honorée). « Baromètre social » de la DGEF Le sondage pour lequel vous aviez été sollicité a donné lieu à compilation des résultats. Les chiffres apparaissent très inquiétants avec plus de 60% d’agents de la DGEF estimant leur stress important, 28 % relatant des conflits entre sphères personnelle et professionnelle, 16% d’agents inquiets pour leur emploi, etc. La charge de travail, le rythme de travail et les « exigences cognitives » (i.e. attention hypersollicitée par la multiplicité des tâches à gérer) sont largement considérés comme excessifs. Seuls 11% des agents se déclarent pleinement satisfaits de leur travail. La CGT a demandé que les résultats soient communiqués à tous les agents, ce qui sera fait. Du point de vue de la CGT, la SDV n’est pas épargnée par ces difficultés, à la fois en raison de la nature de la mission, de la charge de travail, des conditions de travail (locaux, manque de télétravail) mais aussi des situations administratives difficiles de tous les agents (éloignement des services de son administration d’origine pour les collègues du MI, PNA pour ceux du MAE, incertitude sur l’avenir pour les contractuels et les détachés, etc.). Nos syndicats ont demandé que les outils de signalement de risque d’épuisement professionnels, lorsqu’ils existent, soient rappelés aux agents (médecine de prévention, cellule de signalement de harcèlement au travail le cas échéant). Nous avons enfin interrogé l’administration sur l’évaluation à 360° en demandant si elle était bien mise en œuvre dans l’ensemble des services ; réponse : nous ne le savons pas, et nous sommes pressés de partir pour une rencontre avec le ministre. Ite, missa est ! CGT-MAE CGT Intérieur  

SDV : compte rendu de la réunion du 16 janvier 2026 entre DGEF et syndicats Lire l’article »

Vie des agents, Vie en centrale

IRE : la CGT-MAE a besoin de vous pour dénoncer l’édifice des injustices !

IRE : la CGT-MAE a besoin de vous pour dénoncer l’édifice des injustices ! Vous avez l’habitude de ces messages où un syndicat tire la couverture à lui et s’approprie le résultat du travail des autres. Eh bien, en fin d’année dernière, le bien nommé CSAM (comité social d’administration ministériel) a été l’objet d’une étrange parade : la quasi-totalité des organisations syndicales et l’ensemble de l’administration se sont mutuellement félicitées de leur collaboration avec des politiques de tout bord pour repousser la nouvelle menace de fiscalisation de nos indemnités de résidence à l’étranger (IRE). Ils se sont promis de rester bien vigilants et ont finalement soufflé : « Nous avons échappé au pire, ouf, tout peut rentrer dans l’ordre. » Mais non ! Du tout ! Le front uni du statu quo ne propose que de préserver les inégalités profondes sur lesquelles reposent le système des IRE : entre contractuels et titulaires mais aussi entre catégories. Et n’en doutons pas : en multipliant les attaques, le couperet de la fiscalisation ne fait que s’affûter. Même l’amendement, le 30 décembre, de ce décret de 1967 tout vétuste qui règlemente encore nos IRE en porte la marque. Bien sûr, la suppression tant attendue de l’abattement sur les émoluments des A et B en fin d’affectation est positive. D’autant qu’elle montre, contre beaucoup de déclarations, qu’il est bien possible de modifier ce décret. Mais en même temps, l’amendement se garde de toucher au calcul du supplément familial de traitement (SFT) : un·e conjoint·e d’agent·e continuera à percevoir 10 % de l’IRE de l’agent·e, ce qui implique que les besoins d’un·e conjoint·e de B ou de C ne sont pas les mêmes que ceux d’un·e A… Trouvez-vous cela acceptable ? Des gros mots circulent et l’on nous « accuse » de penchants égalitaristes. Eh bien, en la matière, osons le dire : c’est bien vrai ! Même pays, même SFT indépendamment de la catégorie de l’agent. Nous l’avons répété au ministre et en séance : il nous faut préparer une riposte, mais en dénonçant l’édifice des injustices ! Même travail, même rémunération ; même pays, même prime d’expatriation ; et une prise en charge identique du coût réel de la résidence à l’étranger, de la scolarisation, etc. Des impôts ? Oui, si nous cotisons pour la retraite sur la partie imposable ! Pour amener au débat ceux qui profitent de ces inégalités, nous avons besoin du nombre : rejoignez-nous pour peser dans les discussions. Et pour affûter nos arguments, la CGT-MAE vous propose deux rendez-vous successifs : en février une enquête sur votre refonte du système des IRE, puis, en avril, un webinaire de synthèse, afin d’aiguiser les critiques et de cuirasser les propositions. Les choix du front du statu quo s’imposent aux agents s’ils restent isolés. Il faut nous coordonner et contraindre ensemble l’administration et les autres syndicats à une plus grande équité ! Écrivez-nous, venez nous voir, adhérez ! Les camarades de la CGT-MAE.

IRE : la CGT-MAE a besoin de vous pour dénoncer l’édifice des injustices ! Lire l’article »

Rémunération, Vie à l'étranger, Vie des agents
Retour en haut