Journée de la femme : Erreur 404 ! (Balance ton #metoomae)
8 mars 2026, journée internationale des droits des femmes Nous avons bien cherché un titre plus original mais on nous rapportait encore d’un poste, le mois dernier, qu’une (nous avons bien dit UNE) COCAC avait dit en réunion de service avec l’ambassadrice (nous avons bien dit l’ambassaDRICE) qui n’a pas sourcillé : « On fait quoi pour la journée de la femme ? » Est-il nécessaire de rappeler, même dans les sphères de nos plus hautes et hauts fonctionnaires, personnes donc hautement instruites, cultivées, documentées par des hordes de conseiller.e.s, que le 8 mars n’est pas « la journée de la femme » comme on parlerait de la journée internationale du léopard d’Arabie (10 février) ou de celle du thon (2 mai) mais bien la journée INTERNATIONALE DES DROITS des femmes ? Alors oui, c’est nécessaire, et nous le rappellerons tant que cela le sera, quitte à avoir le même titre en changeant seulement l’année pendant le temps qu’il faudra… Et puis quitte à revenir sur les anecdotes qui nous sont chuchotées de centrale et de l’étranger, bientôt dix ans après la médiatisation du mouvement #metoo, comment ne pas s’indigner devant ce numéro 2 qui, en fin de journée alors qu’il était seul avec sa secrétaire lui dit : « Si vous êtes sage, demain, je vous donne le mail perso du Président », ce même n°2 qui en pleine journée, devant la secrétaire de chef de poste pétrifiée sur son ordinateur, dit encore à son assistante au cou bloqué et en s’installant derrière sa chaise : « Ne bougez pas, je vais vous faire un massage » ? Et ces collègues qui, chaque matin, scannent ostensiblement leurs collaboratrices de la tête aux pieds, se permettant même parfois des commentaires ? Et ces quolibets paternalistes : « Tiens, voilà la petite stagiaire ! » ? Et ces collègues homos qui n’osent pas répondre à leur hiérarchie lorsqu’ils estiment que leurs interprétations des instructions est mauvaise parce que « De toutes façons, je sais très bien ce qu’ils pensent de moi, ils me prennent pour la folle de service et ne me donnent aucun crédit » ? Et ces mêmes collègues dont on dit d’eux : « Il a eu New York/Berlin/Londres parce qu’il fait partie du lobby du Gay d’Orsay » ! Parce que la Diplomatie féministe est, ou devrait être, une diplomatie de genre et traiter l’ensemble des problématiques de discrimination liées à ce prisme. En relisant ces anecdotes on se croirait en 1996, n’est-ce pas ? Et pourtant… Pourtant, notre ministre citait magistralement Gisèle Halimi dans son discours du 8 mars 2025 : « Vous êtes femmes, devenez prioritaire », mais lorsque l’on tape « 8 mars 2026 » ou « journée internationale du droit des femmes 2026 » dans Diplonet, voilà, ce que l’on trouve : RIEN. La faute à son moteur de recherche aussi vieux que le ressenti des anecdotes précitées, direz-vous ?! Et lorsque l’on retire 2026, on trouve quand même une Bibliographie sur la Diplomatie féministe, un lien qui renvoie sur le site des Nations Unies et si on fouille un peu (beaucoup et en étant très motivé.e), on arrive sur la page Egalité entre les femmes et les hommes avec un onglet « Evènements engagés » qui renvoie à… une « Erreur 404 » ! Journée de la femme : Erreur 404, ça ferait un bon titre finalement, non ? Heureusement, dans l’actualité des actions menées pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), si la formation éponyme est obligatoire pour tout.e.s les agent.e.s du ministère, un webinaire a ému (et on s’en réjouit !) récemment les postes, celui sur l’accueil des femmes françaises victimes de violence à l’étranger. Cette formation, déclinée en trois webinaires, a eu pour thèmes : les mécanismes des violences, les stratégies des agresseurs et le phénomène d’emprise, afin d’améliorer le repérage, l’accompagnement et l’orientation des victimes. On nous a également signalé, outre l’appel au 3919 (disponible H24/J7 mais saturé par les masculinistes) l’existence d’un chat sur le site de Solidarité femmes, plus accessible pour les Françaises de l’étranger malgré des contraintes horaires. Heureusement aussi, l’union fédérale des syndicats de l’état (UFSE) de la CGT, elle, a produit du contenu et publié ses idées pour le 8 mars 2026. On y parle de solidarité internationale, de lutte féministe contre l’extrême droite, de réel partage du travail domestique, de salaires, de retraites et de lutte intersectionnelles : article CGT Etat à lire ici. Elle met également à notre disposition La CGT quant à elle appelle l’ensemble des travailleuses et travailleurs à se mobiliser pour l’égalité réelle, l’augmentation des salaires, la fin des violences et la reconnaissance de toutes les professions majoritairement féminines et met à disposition de nombreux tracts et affiches. Enfin, l’inégalité et les violences, rappelons-le, c’est aussi le silence, l’absence de dénonciation, les regards détournés, alors si tu veux parler, dénoncer ou simplement être écouté.e, peu importe ton genre, ta catégorie, ton orientation sexuelle, ton apparence, ta religion, tes origines, écris-nous et BALANCE ton #metoomae ! La CGT-MAE. → Pour aller plus loin… La DGAFP (Direction générale de l’administration et de la fonction publique) vient de publier une étude sur l’évolution des écarts de rémunération très intéressante parce qu’elle cherche des explications, donc des leviers aussi.
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