Les ADLs au cœur de la Liste d’Union au CSAM des 11 et 12 décembre
Les ADLs au cœur de la présence de la Liste d’Union CGT-FSU-Solidaires au Comité social d’administration ministériel (CSAM) À l’occasion du Comité social d’administration ministériel (CSAM) des 11 et 12 décembre, nos camarades ADLs de la Liste d’Union CGT-FSU-Solidaires ont eu l’occasion d’apporter leurs analyses et leur expérience terrain. Ils ont ainsi démontré à quel point, de Bogota à Tananarive et de Dublin à Wuhan, au-delà des diversités de situations, les conclusions étaient les mêmes : obtenir une protection sociale décente, des perspectives de carrière valorisantes, un cadre salarial satisfaisant, un travail en toute sécurité demeure un combat de tous les instants. Aymen, Basma, Cécile, David, Jérémy, Marie-Agnès, Michel, Mikaele, Natalia et Tristan ont ainsi porté votre voix sur : la création d’un socle minimal de droits sociaux Les conditions d’emploi, de gestion et de reconnaissance diffèrent encore grandement d’un poste à l’autre aujourd’hui, tant en raison de la variété des législations du travail, de la situation économique de chaque pays que de méthodes de gestion parfois divergentes. En matière RH, la Liste d’Union suggère donc d’élaborer une base commune pour les agents de droit local dans les missions diplomatiques et les Instituts, ne visant pas à une standardisation mécanique mais à la définition d’un référentiel partagé. Ce socle faciliterait ainsi : → la définition claire des rôles, compétences requises et niveaux de responsabilité des ADLs, en adéquation avec les exigences du réseau, → l’établissement de normes partagées concernant le recrutement, l’évaluation, la formation et la gestion des carrières, → l’équité et la transparence des méthodes, tout en tenant compte des particularités juridiques de chaque pays. Ce cadre commun s’inscrirait pleinement dans une démarche de modernisation de la gestion des ressources humaines publiques. Il donnerait aux chefs de poste et aux services RH des outils plus structurés, tout en offrant aux agents de droit local des repères clairs sur leurs droits, leurs devoirs et leurs perspectives. Soutenir la mise en place de ce socle commun minimal, c’est adresser aux agents de droit local un message clair : ils sont pleinement reconnus comme des acteurs de notre diplomatie, de notre rayonnement et de la qualité du service rendu à nos usagers à l’étranger. Des groupes de travail relatifs à la protection sociale et à la retraite des ADLs ont bien déjà été lancés, mais sont restés sans aboutissement concret. Nous proposons l’élaboration d’une feuille de route comportant des objectifs clairs et identifiés, afin d’éviter que la question du statut des ADL ne soit constamment renvoyée entre le droit français et le droit local, et accessoirement aux calendes grecques. des plans de santé adaptés La couverture médicale des agents ADLs progresse, mais elle est encore bien imparfaite. L’équité n’est en outre pas toujours évidente, ainsi aux Etats-Unis entre agents de nationalité française, que l’on affilie à une assurance française, et agents de nationalité tierce, relevant d’une assurance locale qui s’avère plus complète et, surtout, plus accessible et efficace ! la mise en place d’une vraie retraite complémentaire Nul besoin de rappeler ici combien les agents de droit local accomplissent leurs missions avec un engagement remarquable, souvent dans des conditions exigeantes, au service de l’administration et du public. Pourtant, au moment de la retraite, leur pension est très souvent insuffisante. Là encore, il peut s’agir d’un droit local peu protecteur et/ou d’habitudes de gestion peu bienveillantes. Une solution simple et juste serait de mettre en place, dans l’ensemble du réseau, un dispositif de retraite complémentaire. Ces dispositifs sont déjà, dans la plupart des secteurs, publics comme privés, devenus un pilier incontournable de la protection sociale. Ils garantissent une transition sereine vers la retraite, réduisent la précarité des seniors et renforce l’attractivité des métiers. Leur absence dans un grand nombre de postes crée une inégalité de traitement et fragilise la cohérence de nos politiques sociales. Mettre en place une retraite complémentaire, ce serait : → Un investissement social responsable : sécuriser les parcours professionnels et valoriser la fidélité des agents, → Un outil d’équité et de cohésion : offrir à tous ceux qui servent la France une protection vieillesse décente, → Un avantage maîtrisé et progressif : grâce à des mécanismes flexibles, adaptés et soutenables pour notre budget. Nous ne demandons pas un privilège, mais une reconnaissance minimale pour des agents qui assurent chaque jour le bon fonctionnement des services avec loyauté et professionnalisme. Des exemples existent : au Cameroun, un dispositif a été instauré avec succès, conciliant satisfaction des agents et équilibre budgétaire, grâce à la volonté d’agir. Aujourd’hui, nous avons l’opportunité de faire preuve de la même ambition. Nous souhaitons donc la création d’un groupe de travail opérationnel, durable et constructif chargé d’étudier les options et de définir une solution réaliste et bénéfique pour tous. rémunération, coût-vie, mesures contre l’inflation et la perte de pouvoir d’achat D’Amérique latine, d’Afrique, d’Europe même, un constat similaire s’impose : les salaires des agents de droit local décrochent, tandis que le coût de la vie explose. À Dublin par exemple les rémunérations à l’ambassade et au consulat sont désormais très en deçà des standards locaux, publics comme privés. Résultat : les postes peinent à recruter, le turnover est constant et les conditions de vie des agents se dégradent. En Irlande, l’inflation est forte, la santé extrêmement coûteuse et même les mesures coût/vie de ce début d’année, effectivement très faibles, n’ont pas permis de freiner la baisse des salaires qui se retrouvent en septembre 2025 inférieurs à ce qu’ils étaient en janvier dernier. Et les prix continuent de grimper. À Tunis, la situation est tout aussi préoccupante : en raison de la nouvelle loi sur le travail, l’IF de Tunisie ne percevra cette année que deux mois de revalorisation « coût-vie » au lieu des douze mois habituels. Résultat : dix mois de cette année sans aucune compensation face à une inflation pourtant très élevée et à un accès aux devises très limité. Ces situations sont loin d’être isolées. Les enquêtes que nous avons menées en Amérique latine montrent que la majorité des ADLs subissent de plein fouet l’inflation, plus de la
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